dimanche 1 novembre 2026

Conformisme artificiel (DTRH24)

(07/10/2026)  





Cette dernière hallucination est folle. Le thème initial du texte n'est pas "l'analuse ou la propagation de l'antisémitisme". On voit que mon travail est pris en compte, mal résumé et évacué d'une pichenette. 

Bien sûr on le sait, mais le sait-on vraiment quand on l’utilise, l’IA peut halluciner. Là c’est moi qui hallucine. Une fois je l’ai vue me donner comme source, mais la plupart du temps, les sources données sont simplement les premiers résultats du moteur de recherche. Donc pour avoir une bonne réponse, faut bien poser sa question, et vérifier derrière. Ce qui, à mon avis, prend plus de temps et prend plus la tête que de simplement faire une recherche correcte.

Je profite de la republication de cette note pour un petit a parte : La honte prométhéenne, cette honte toute humaine de l'homme, faillible, soumis à la fatigue, à l'accident et à la corruption, face à la machine bien huilée, parfaite et apparemment infatigable, dont Anders a eu l'intuition à l'hôpital lors de son exil américain, par une conversation avec un patient qui regrettait de ne pas pouvoir changer ses organes comme on change les pièces d'une voiture, lire là-dessus son journal d'exil, j'évoque tout ça de tête, est en passe de devoir être dialectisée. Car certes, face aux machines d'industrie on est toujours à la traîne, mais l'IA imite un trait que jusque là Anders réservait à l'humain : une faillibilité par design. Cela a commencé avec l'obsolescence programmée des objets, qui imite la sénescence humaine, cela se poursuit avec l'affabulation numérique. Nous aussi on hallucine parfois le réel, on se souvient mal, on réinvente malgré nous, on se méprend. Et on se reprend ou on s'enfonce. La machine, froide, mécanique, échappait à ça ; jusqu'à maintenant. Comme Trump, elle peut dire d'une minute à l'autre une chose et son contraire sans qu'il y ait contradiction. Ce que la machine numérique imite, en plus des perfections humaines (la capacité à résoudre des problèmes mathématiques complexes, à inventer des stratégies nouvelles au Go et à oser des coups que personne n'aurait tenté), ses lacunes, ses faiblesses, sa faillibilité. Mais comme toute machine, elle produit de l'erreur à la chaîne avec une cadence et des proportions qui nous dépassent et nous écrasent et même là, pourraient presque nous donner honte de notre souci patient de cohérence).

Mais il y a pire. Il y a la bêtise, la plus bête, la plus éhontée, la plus commune. Qui commente cette fausse citation. Mais je parle de bêtise, je devrais parler de haine, de haine antisémite, de nazisme assumé. Je ne pense pas que ce nazisme soit né de la fréquentation de ce texte, mais il est évident qu’il y trouve un aliment de choix et un outil de propagation.



Après, comme toujours sur les réseaux, est-ce un vrai compte, le compte secondaire d’un homme politique, un bot piloté de l’étranger pour pourrir le débat en France, etc. on peut savoir, évidemment qu’on peut, mais j’ai pas les connaissances techniques et l’effort outrepasse de loin le bénéfice attendu d’une telle révélation. Cette disproportion, je l’ai moi-même vécue ici, avec cette enquête.

Il y a une solution plus simple. Bien plus simple :

Quitter internet.

So long. And thanks for all the fish.

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