(26 mars 2026) Est-ce que ça se fait de roaster des inconnus perdus à l’autre bout du monde et qui n’ont aucune chance de savoir ce que je dis d’eux ? Pas sûr.
Du coup, je les ai contactés, Maya Lopez Rodriguez et Marcello Colussi. Pour leur dire, les informer, en savoir plus. J’en ai profité pour essayer de contacter Olivia Gazalé. Wait and see. (EDIT : qui en sera surpris ? Je n'ai reçu aucune réponse) Mais ça ne se fait pas plus de ne parler que du mauvais.
Il y a des choses très
positives qui se passent aussi.
Mon travail a été lu. Et
apprécié.
La Bat-family
J’ai déjà pu évoquer la vidéo youtube faite par Joseph de Trucs de philo et du sujet de Lloris Guémart dans son émission Proxy pour Arrêt sur Image. J’ai d’ailleurs répondu à ceux qui avaient commenté sur le site. Mais cette émission n’a pas que produit une levée de boucliers de la paresse et de la bêtise. Elle est aujourd’hui utilisée pour essayer d’informer sur la fausseté de la citation.

Ces gentils inconnus sont
rares, mais ne sont pas seuls. Il y en a un troisième que j’aurai
envie de serrer dans mes bras, de lui taper dans le dos et de lui
offrir à boire. Philip Mackowiecki, un polonais, a fait un bon travail de débunk sur la fausse citation ; il s’est appuyé
sur mon travail pour le faire. C’est drôle et triste à la fois,
la fausse citation est si bien implantée en Pologne qu’elle a
généré du débunk, et du débunk en italie aussi, sous laplume de Marco Maurizi. Qui lui a oeuvré avant que je ne songe
moi-même à le faire.
Ce brave polonais n’est pas le seul à
avoir apprécié mon taf. Les bibliothécaires de la ville de Genève aussi me créditent dans leur réponse à une question d’un usager :
Là, il n’est pas question de Günther Anders, mais de cette horrible fumisterie qui se prétend être la suite de la formule de Delphes, « connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux ». Mais ça reste cool. Surtout quand on voit ce qu’ils disent :
Nous vous recommandons la lecture intégrale de cet article. L’auteur y écrit que cet ajout crée pas mal de confusion et est souvent considéré, à tort, comme étant la suite originelle de la locution de Delphes.
Royal. C’est royal.
Ces trucs, je les découvre au fur et à mesure grâce à une veille régulière sur les fausses citations que j’ai publiquement traitées. Cette fâcheuse manie, cette espèce d’égotisme numérique m’a amené à découvrir un truc assez énorme. Je lis sur le blog du Fonds Alcuin sur une page consacrée à Socrate :
Attention aux Fausse Citations Attribuées à Socrate
Il est important d’être vigilant quant aux citations attribuées à Socrate, car beaucoup d’entre elles sont apocryphes ou déformées. Une citation souvent attribuée à Socrate concerne la jeunesse d’aujourd’hui : « Les jeunes d’aujourd’hui aiment le luxe, ils sont mal élevés, méprisent l’autorité, n’ont aucun respect pour leurs aînés et bavardent au lieu de travailler. » Cependant, cette citation est fausse et date en réalité de 1906.
Pourquoi c’est Faux
Socrate étant universellement connu pour n’avoir rien écrit, une citation de Socrate est nécessairement la citation d’un autre que Socrate. Le plus souvent Platon. Plus rarement Xénophon ou Aristophane.
Pourquoi c’est Grave
Cette fausse citation conduit à des contre-sens et entretient une erreur grossière en matière d’histoire de la philosophie. Il est donc essentiel de vérifier l’authenticité des citations avant de les attribuer à Socrate.
Putain attend, il se passe un truc là. Clairement, là, l’origine de la citation, c’est de moi qu’il la tient. Il me crédite pas. Il me crédite pas l’enfoiré. Et puis ce plan là ! Pourquoi c’est faux, pourquoi c’est grave … C’est moi ça ! C’est ma manière de faire. Il a piqué mes gimmicks. Il m’a pas crédité là-dessus non plus. Il s’attribue mon travail. Ça y est, je deviens viral ? Je deviens viral ! J’ai fait un truc qui est repris, moi on m’oublie, mais le truc il passe. C’est … je sais pas … cool ? Non c’est pas cool ! La moindre des choses, c’est de me créditer ! On appelle ça l’honnêteté ! Ça coûte rien en plus, l'honnêteté !
Attend attend attend attend. Cette formule : « une citation de Socrate est nécessairement la citation d’un autre que Socrate. Le plus souvent Platon. Plus rarement Xénophon ou Aristophane. », ça me rappelle furieusement quelque-chose : mon propre style. C’est de moi ça ! C’est MA phrase ! Alors non content de s’appuyer sur mon travail sans me créditer, ce putain d’enfoiré vole mes phrases et s’arroge un travail qui n’est pas le sien ! Il me vole ! Il me spolie ! Il ment ! Il plagie ! Mais c’est qui ce pauvre type, ce tocard de merde qui se cache derrière ce « admin » ? Oh Admin ; t’es qui ??


Alors, Admin, je ne sais pas qui c’est. Mais j’ai très envie de savoir. Très envie de savoir qui se permet ça. Le fonds Alcuin ça nous parle pas à nous, on sait pas c’est quoi. Sur leur site ils affirment :
Le Fonds Alcuin est engagé pour l’éducation en Europe depuis 2017.
Conscient que le besoin d’alternatives scolaires pour permettre à TOUS les enfants de réussir est grand, le Fonds soutient les initiatives de terrain susceptibles de répondre à la variété des besoins éducatifs actuels des enfants en Belgique et en Europe.
Et donc, pour ces gros caves, permettre à tous les enfants de réussir—quel magnifique projet, c’est leur montrer le pire exemple possible ? C’est montrer qu’il vaut mieux paraître cultivé que l’être, qu’il n’y a aucune honte à pomper du texte, à ne pas créditer les auteurs qui eux, ont fait des recherches et produit un travail original ? Que se foutre de la décence, c’est OK ?
Hé, Adminus, tu sais pas que le plagiat c’est une fraude ? Adminus, c’est toi la fraude ! Tu te rends compte là de l’exemple de merde que tu donnes ? Tu volerais pas une voiture, mec ! Ni un sac à main ! Encore moins une télé ! Alors pourquoi tu voles mon travail ?
Et je dis mon travail. Mais mon beau : c’est tout ton texte qui est volé à droite à gauche ! On est nombreux à avoir des droits à te demander des comptes.
Et je ne me suis même pas cassé la tête à chercher pendant des heures. Très rapidement j’ai trouvé d’étranges correspondances. Ça par exemple :

ça ressemble furieusement à ce que Renaud Boudry écrit dans sa note : Socrate, premier coach de l’histoire.
Le coaching n’a rien inventé ! Juste actualisé ce magnifique « concept ». Socrate ne serait donc pas len quelques sorte le père du coaching ?
Sa pensée pleine d’humilité se démarque surtout des philosophes de l’époque dans le constat qu’il est non sage, mais qu’il désire la sagesse, sachant qu’il ne l’a pas et allant même jusqu’à se considérer ignorant. Vivant dans une relative pauvreté par choix, considérant n’avoir l’utilité d’une grande fortune, il était l’anti-consumériste de l’antiquité ! Altruiste, il enseignait, ou plus exactement questionnait, gratuitement et dialoguait avec tous (…)
Qu’on soit coach, coachés, adepte du développement personnel ou simplement curieux de cela, on peut tous s’inspirer des enseignements de Socrate. Et peut être de lui attribuer la paternité du coaching !
Oh, Adminable, tu l’as crédité, Boudry, tu l’as contacté, pour lui dire que t’allait lui pomper la page ? Moi oui je l’ai fait. (EDIT : pas de réponse)
Oh ! Celle-là aussi elle est belle ! Regardez ça !


Aucun doute possible ! Tu les as crédités ? Pause Philo et Nicolas Bouteloup ? Tu leur a dit que tu avais volé leur travail pour te l’approprier ? Non hein ? Moi je l’ai fait. (EDIT : je sais qu'ils m'ont lu, mais pas de réponse) Lisez ça aussi :


Là, on tape dans le dur, dans le papier de recherche, la revue de sciences humaines, le travail universitaire. En l’occurence le magnifique article d’Aurélie Damet : Le sein et le couteau, l’ambiguïté de l’amour maternel dans l’Athènes classique, comme le montre l’image du dessous. Mais tout le passage sur la philia, Platon et Aristote, est tiré de ce texte, des paragraphes 1, 4 et 13.
Tu l’as contactée l’autrice ? Non hein. Moi oui. (EDIT : pas de réponse)
Et le plus drôle c’est la dernière partie de cette trop longue note :
Dialogue et Vérité : L’Héritage de Nathalie Sarraute
L’exemple de ces deux amis nous interroge : devaient-ils absolument se comprendre, partager une même vision du bonheur ? En tout cas, la démarche même de Nathalie Sarraute prouve son attachement au lien humain. Le dénouement est pessimiste mais la démarche même de Nathalie Sarraute prouve son attachement au lien humain.
C’est sur Sarraute !
Le délire ! Qu’est-ce qu’elle vient foutre là-dedans la
Sarraute ? Il aurait confondu Sarraute et Socrate ??
Alors, déjà, le texte est tiré d’une aide de
cours sur la pièce radiophonique de Sarraute, Pour un oui pour
un non mis en ligne sur le site Médiaclasse. Et pourquoi lui ?
Pourquoi ça ? Parce que Socrate apparaît une fois, très
secondairement, dans l’analyse : « Le dialogue est un
outil bien connu en philosophie : Socrate utilisait ce qu’il
appelle la « maïeutique » (accouchement en grec ancien).
D’une manière générale, la confrontation des idées est
révélatrice. » Mais très bizarrement, c’est pas le
passage-là qui est choisi : c’est la toute fin :

Et ça fait sens dans le texte de médiaclasse. Les deux amis, ce sont les deux personnages de la pièce. Mais dans la note de l’autre teubé, absolument pas ! C’est qui ces deux amis ? À aucun moment il ne dit que ça concerne cette pièce, alors « ces deux amis », ce démonstratif là, il renvoie nécessairement à ce qui précède. Mais alors, c’est qui ces amis ? Aristote et Platon ? Socrate et la Philia ? L’indécence et la connerie ? C’est d’une bêtise affolante ... Et que personne n’ait pris ce débile par le col pour le virer à coups de pieds me dépasse. Si y a besoin de quelqu'un je suis là.
L’avocat du diable
Alors, soyons charitables. Si ça se trouve, c’est un accident de parcours, la philo c’est compliqué, adménéstrel n’y connaît rien, il s’appuie par excès de prudence sur ce qu’il trouve sur internet et puis il oublie malencontreusement de rajouter à la fin sa bibliographie, ou d’ajouter des liens dans le texte. Ça reste un plagiat. Mais de bonne foi. Défense Etienne Klein. Soit. Admettons. Allons voir une autre note. Au hasard :
Bébé ne finit pas son biberon. Pauvre bébé ! Trop dur pour lui ! Que peut-on faire avant qu’il ne devienne bleu et fripé comme un pruneau vierge ? Ouais, vérifier si cette note est originale ou non. Et pas de faux suspens : elle ne l’est pas ! Voilà la preuve :



Mais à le lire ce texte on voit qu’il est tout breloque. Qu’il ne tient pas la route. Amusez-vous, vous verrez, tout est puisé de ces pages—cherchez dans l’une des expressions comme « points cardinaux », et dans cette autre « rusez », « ludique ». Et eux aussi, qui sont des sites commerciaux, savent-ils qu’ils ont été pillés par une institution belge ? (EDIT : oui, mais ils n'ont pas daigné me dire ce qu'ils en pensent)
Bref, le Fonds Alcuin, il faut qu’il nous explique le but exact de ce blog, qui est derrière, pourquoi personne ne surveille le travail fourni, ne sanctionne ces méconduites et en quoi ce blog tel qu'il est tenu incarne les valeurs et participe à la réalisation des buts affichés par ailleurs sur leur site. (EDIT : je n'ai toujours pas de réponse à ces question ; tout le monde s'en fout de cette histoire)
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